06 novembre 2009
Power Couple
Mais quel
article, et quelle femme, et mon dieu, quel couple ! Ahhh retenez-nous, on
va s’en étouffer… Le New York
Times Magazine nous a
fait la grâce ce week-end d’un portrait intime du couple présidentiel
américain… Jodi Kantor,
correspondante à Washington pour le quotidien, suit visiblement le couple présidentiel depuis un petit
moment et ouvre une fenêtre sur les langueurs et les tribulations d’un couple appelé à un destin hors du commun. Bref, le petit
couple de Chicago qui se retrouve à la Maison-Blanche garde la tête froide, le
cœur chaud, se réserve du temps pour des dîners en amoureux, tout en avouant
que la vie de couple est un challenge de chaque instant. Comme chez les vraies
gens, quoi… L’article raconte
comment Michelle s’est laissée gagner par le jeune Barack, les difficultés des
premiers pas dans la vie politique, l’intégrité de Michelle, la ténacité de
Barack. Et qui porte la
culotte ? Difficile à dire. Il a besoin de son pragmatisme. Elle comprend
mieux que lui « l’homme de la rue ». Sa carrière à lui prend le pas
sur le reste, et c’est un sacrifice qu’elle est prête à faire. Variant les
modulations, Jodi Kantor nous raconte la vie quotidienne du couple : il
lit avec sa fille Sasha tous les soirs, Michele et lui petit-déjeunent et
font de la gym ensemble. Pour la taquiner, il l’appelle « Flotus »,
son acronyme officiel « First Lady of the United States ». How sweet ! Au détour d’une
phrase, la journaliste, visiblement victime du Obama effect, fait une déclaration d’amour collective à
Barack : « Pendant près de deux décennies, Michelle Obama a vécu avec
le Président des Etats-Unis, et maintenant, le reste du pays aussi. ». Cette fois-ci,
pas de stagiaire languide cachée dans les placards, pas de scandale
politico-sexuel, pas de rumeurs nauséabondes. En plus d’être un as de la
politique, Barack est aussi le mari idéal, bon père, attentif, prévenant, sexy,
drôle. Franchement, si c’était un film, les producteurs auraient dit
« Stop, ça va là votre conte de fée. Jamais personne ne va croire à une
histoire aussi romanesque». Même Hollywood
n’est pas capable d’une telle romantic comedy !
Il
était une
fois un jeune homme qui s’appelait Barack, il avait épousé une dame qui
s’appelait Michelle ; il allait devenir le premier président noir des
Etats Unis…
04 novembre 2009
et à Beyrouth
Beyrouth, définitivement une ville de Pintades !!
et pendant que la petite dernière bosse dur ...
au marché de Souk-el Taybeb
au salon du livre francophone
chez Paul à Gemmayzé...
les Pintades en chef ...
... profitent des plaisirs de la basse-cour locale ...
A Paris ...
Quelques photos souvenirs de la dédicace Paris - Beyrouth à l'Échappée Belle atelier pour fêter la sortie de Une Vie de Pintade à Beyrouth (Calmann-Lévy) et de Une vie de Pintade à Paris (Livre de Poche)
Un grand merci à Nazha et à Adeline, deux pintades de compétition, de nous avoir accueillies dans leur nid ...
27 octobre 2009
DEDICACE AU SOUK EL TAYEB - BEYROUTH

22 octobre 2009
les Pintades sur Canal Plus
"le
s Pintades, le nouveau guide de voyage à la mode" selon Daphné Burki qui a présenté Une vie de Pintade à Beyrouth et la collection des Pintades dans l'Édition Spéciale sur Canal Plus
(émission du 22 octobre, cliquez sur la 4e partie, à partir de 6'40)
The state of the penis
Sans raison
apparente, comme ça, out of the blue, cette semaine New York Magazine nous assomme d’un dossier de 12 pages sur
les états d’âme du prépuce. Pas d’étude explosive, pas de fait-divers sordide,
ni même de célébrité impliquée dans le débat Non, le simple désir de la part du
mag de faire le point sur le gland.
Face à la guerre
de tranchées que se livrent les pro et les anti circoncision, difficile de trancher le débat une fois pour toutes… Barbarie pénienne,
respectable pratique religieuse, norme séculaire, avantages médicaux.
Le magazine passe
en revue les arguments, donne la paroles aux experts et éjacule au passage
quelques statistiques : sachez que la pratique connaît un récent et net
déclin aux Etats-Unis.
Même si le rituel
reste attaché à une pratique religieuse (chez les juifs et les musulmans),
depuis les années 30, la très large majorité des nouveaux-nés Américains sont
circoncis. Plusieurs raisons : l’hygiène, la réduction des risques de
cancer pénien. Mais aussi, l’opération était considérée comme une méthode
d’assimilation pour les immigrés dans les années 30 et 40.
La circoncision
existe depuis plus de 6000 ans, sans que personne ne sache vraiment à quoi cela
correspond. Un rite initiatique sans doute… Couper du bon côté ferait des hommes des hommes, couper du
mauvais côté en ferait des castrats. Comme se plaisait à le rappeler un de nos
camarades: prends-le par le bon bout. La castration prépucienne aurait donc des
vertus. Ouf, car 78 % de la population masculine américaine se fait passer
l’organe au scalpel, soit 1 million chaque année. Les Etats Unis sont le pays
où l’on circoncise le plus, juste après Israël. 
Mais l’article
pose la question : est-ce de la torture, une atroce mutilation, une
pratique aussi barbare que l’excision ? Dans une société totalement
centrée sur l’enfant, où même la fessée est considérée comme de la
maltraitance, il n’est pas étonnant de voir des jeunes parents reconsidérer la
question. À New York, capitale de l’enfant roi, comment défendre l’idée de
sectionner à vif un bout du zizi ?
Difficile de dire
si l’article est vraiment objectif. Même si les arguments pour et contre sont
équilibrés, le long descriptif, croquis à l’appui, de « l’anatomie de la
circoncision » avec en vis à vis un gros plan de nouveau-né hurlant de
douleur, à s’en décoller la plèvre, laisserait à penser que tout de même, la
circoncision, c’est vraiment de la barbarie.
Sachez que pour
les Américaines, le pénis non-circoncis est au mieux une source d’étonnement,
un objet exotique, et que certaines le trouvent simplement répugnant, avec
toute cette peau qui pendouille. Bref, elles ne savent pas trop que faire de
ces zizis shar-pei. Ce n’est pas moi qui le dit, encore une fois, c’est New
York Mag qui a fait une
enquête de fond et a interviewé les intéressés et celles qui les pratiquent.
Voilà, douze pages à vous couper la chique…
19 octobre 2009
C'est la Pintade Week

Parce que les femmes ne sont pas des bécasses
rejoignez la basse-cour !
mardi 20 octobre 2009 de 18h à 20h30
Rencontre – dédicace
avec les auteurs de
Une vie de Pintade à Beyrouth (Calmann-Lévy)
et
Une vie de Pintade à Paris (Le Livre de Poche)

15 octobre 2009
On va nous passer un savon
Mais c’est pour
une bonne cause. Saviez-vous que le savon peut sauver des vies ? C'est la
mission que s’est donné Derreck Kayongo, un réfugié ougandais arrivé aux
Etats-Unis il y a une vingtaine d'années. Le quotidien sud-africain Mail &
Guardian raconte l’histoire édifiante de Derreck, qui a récemment entrepris de
collecter tous les savons usagés des hôtels ! Lorsqu'il a découvert que les
hôtels jettent les savonnettes une fois le séjour de leurs clients terminé,
effaré de voir le gâchis dont une société consumériste occidentale est capable,
Kayongo s'est mis en tête de récupérer les savons usagés auprès des hôtels
d’Atlanta et de sa région. Depuis le mois de juin, il a collecté 1400 kilos de
savon auprès du seul l’hôtel Ritz-Carlton d’Atlanta, et un total de 4500 kilos.
Les savons sont fondus, stérilisés puis de nouveau moulés en forme de
savonnettes.
Si vous pensez
que se laver n’est pas du luxe, repassez par la case Ouganda. Pour les
populations pauvres du pays, le savon
est justement un produit de luxe.
L’article du Mail & Guardian relève que 15 % des décès infantiles sont
causés par des diarrhées transmises par manque d’hygiène. Le simple fait de se
laver les mains réduirait ce chiffre de moitié. Et sur cette pente savonneuse,
l’initiative de Kayongo devrait permettre d’envoyer plusieurs tonnes de savon
en Afrique.
Encore un de ces
projets qui crie à l’évidence. Il faudra tout de même collecter 13.000 dollars
pour acheminer les savons jusqu’en Afrique. Le prix à payer pour faire avancer
l’hygiène. Mais le gâchis saponifié est en voie d’extinction puisque Derreck
Kayongo compte bientôt recycler les savons de tous les hôtels des États-Unis.
De quoi balayer nos scrupules la prochaine fois qu'on entamera une nouvelle savonnette...
13 octobre 2009
Read my pin's, la diplomacie joaillère
Vous êtes des
pintades. Ne vous offusquez pas. Sous notre plume, c’est un compliment. On n’a
pas dit dindes et encore moins bécasses. Pintade: nom féminin. Désigne une
femme indépendante qui accepte sa part de futilité.
Tous les jours,
les femmes qu’on juge les plus sérieuses se paient en douce une tranche de
pintade attitude. Tenez, Sonia Sotomayor, la récemment nommée juge à la cour
suprême des Etats-Unis, surprise en train d’acheter un soutien-gorge push-up.
Parce qu’on peut passer sa vie à débattre du droit à l’avortement (on ne
devrait d’ailleurs jamais plus en parler, c’est acquis, un point c’est tout),
ça n’empêche pas un passage par la case décolleté pigeonnant.
Ou encore
Madeleine Albright, l’ancienne secrétaire d’état de Bill Clinton, ayant traîné
ses jupes dans tous les cercles diplomatiques du monde. Pas pintade ?
Détrompez-vous. Sa collection de broches qui est actuellement exposée au Musée
des Arts et du Design de New York nous révèle qu’elle a sans doute inventé la
diplomatie joaillière, elle a même une broche en forme de missile, qu’elle arborait
lors des négos de désarmement avec la Russie.
Et oui, le monde
est un peu plus sûr grâce à un de ses pin’s en toc et faux diamants (elle
possède aussi une belle sélection de vrais diam’s et de rubis). Merci
Madeleine ! Même Hillary Clinton et ses tailleurs pantalon jaune canari
bleu roi ou vert émeraude a gagné ses galons plumeux.
Dans l’univers
des pintades, rien de tel que de s’échanger ses bons plans. Conseils de filles, tuyaux de pintades,
trucs de filles… Nous sommes sûres que Madeleine Albright nous confierait bien
volontiers dans quel bazar elle a acheté sa broche reptile, après que la presse
irakienne l’ait rebaptisée « le pire des serpents ». 
Porter une broche
pour faire avancer la paix, ou encore comme en Iran, se mettre du rouge à lèvres
comme acte de résistance, être une pintade, c’est élever la futilité au rang de
mérite, au même titre que la patience, le courage ou la tolérance. Non, la
superficialité n’est pas un vice, chez les Pintades, c’est la plus grande des
vertus.
08 octobre 2009
Le dîner familial pour ne pas finir drogué
America, land
of the free, home of the brave. Capitale mondiale du capitalisme, du consumérisme, de la névrose. Parfois
avec raison, et parfois, on se demande si ici, le bon sens a encore son sens.
Rien de tel qu’un petit coup d’angoisse pour se crisper les synapses.
L’épidémie de grippe porcine qui menace, la crise économique qui n’en finit pas
de faire ses ravages, le terrorisme qui pointe de nouveau le bout de son nez…
Ça y est ? Vous êtes bien flippés ? Ce week-end, le New York Times est venu rajouter sa couche d'anxiété. De
quoi plonger des millions de familles dans les flots tumultueux de
l'inquiétude. Une étude rendue publique récemment annonçait une claire
corrélation entre la consommation de drogue chez les jeunes et l’absence de
dîner familial. L’étude, nous révèle le New York Times, assure que la prise de dîner en famille
a un effet bénéfique sur la nutrition, les capacités verbales et mentales,
ainsi que sur le stress. Et que les ados qui prennent leur dîner en famille
moins de 5 fois par semaine ont plus de chances de consommer des substances
illicites. Le papier donnait également en exemple des mères indignes malgré
elles, qui courent tels des poulets sans tête, entre cours de foot pour le
petit, compets de hockey pour l’ado et matchs de softball pour l'aîné. Et le
dîner familial dans tout ça ? Passé par la case des pertes et profits.
Dans un pays qui
a fait du plat surgelé un mode de vie, on imagine bien la terreur des lecteurs
de l’étude en question. Aussi anxiogène que lorsque l’on découvrait que Mozart
rendait les bébés intelligents et que les enfants dont les mères travaillent
courent un risque plus élevé d’être obèses, idiots, tueurs en série et que
sais-je encore.
Mais comment
définir le dîner. Le journaliste est très sérieusement allé demander à des
universitaires et des chercheurs d’éclairer sa lanterne. Est-ce que le dîner
devant la télé compte ? Le surgelé a-t-il autant de valeur que le petit
plat mitonné. Et le déjeuner ? Il vaut quoi le déjeuner ? Que l’American
Way of Life se rassure.
Regarder la télé en mangeant son bol de Campbell Soup réchauffé au micro-ondes
n’a pas d’incidence sur l’usage de drogues (sérieusement il y a des chercheurs
qui ont étudié ce postulat).
Et à la fin de
l’article, on ne peut que se dire qu’on a de la chance d’être francais. Des
générations à bouffer en famille, simplement parce que c’est meilleur à la
maison, un coup de pinard pour réduire son cholestérol, un repas entre potes,
préparé en 20 minutes. Sublime, forcément sublime… On se prosterne sur l’autel
de Françoise Bernard et son légendaire Recettes faciles. Allez, emballez, c’est
pesé. Notre anxiété dissipée d’un coup de camembert. Comme le disait Mireille
Giuliano aux Américaines, French Women Don’t Get Fat. Et de quelle autre injustice sommes-nous
les bénéficiaires ? Ah, oui, nous sommes des séductrices nées, des
concentrés d’élégance et de raffinement, des déesses domestiques. Ahhh, ça fait
du bien de se regarder au travers des yeux de nos cousins d’Amérique…













