03 avril 2009
Pintade au menu
Que mangent deux Premières dames quand elles déjeunent ensemble pour la première fois ? De la pintade !
Normal. Avec Carla Bruni-Sarkozy et Michelle Obama, on a affaire à deux Pintades de compétition ...
28 février 2008
Merci pour le chocolat
Le chocolat est riche en fer et magnésium : c’est bon pour vos muscles.
Le chocolat est un antioxydant reconnu : c’est bon pour votre peau.
Le chocolat stimule la dopamine produite par le cerveau : c’est bon pour votre libido.
On a cherché d’autres raisons valables, mais, à court de temps, on vous livre l’info à toute vitesse : durant deux jours encore se tient le Hot Chocolate festival à City Bakery, l’un de nos endroits préférés à New York notamment réputé pour faire l’un des meilleurs chocolats chauds de la ville (sans parler de leurs marshmallows maison). Depuis le début du mois de février, une saveur différente a ainsi été proposée chaque jour : chocolat chaud à la cannelle, à la bière, au citron, au piment,... de quoi absorber suffisamment de l’exquis breuvage pour une année entière.
Comme le diraient les activistes de Don’t mess with our chocolate
« Chocolate is an indulgence that everyone can afford, and it provides comfort, pleasure and happiness. »
Non, vraiment… Pourquoi se priver ?
19 février 2007
En oubliant Gordon
Chers lecteurs, désolée pour ce retard. J’ai eu un sérieux problème cette semaine pour ma chronique. Je ne me souvenais plus de ce dont j’avais prévu de parler. Ça m’a pris 3 jours pour m’en souvenir. C’est en lisant un papier dans New York Magazine que ça m’est revenu à l’esprit. Ahh, oui, je dois faire la critique du restaurant Gordon Ramsay. Vous savez, le nouveau restaurant, le premier à New York, du chef anglais réputé pour ses excellents restaus londoniens et ses légendaires coups de gueules. Il jure mieux qu’une harengère sur le port de Marseille, notre Gordon ! (C’est lui qui a inauguré le reality-tv show Hell’s Kitchen au cours duquel il insultait copieusement tous les participants) Alors, pour servir mes lectrices chéries, j’ai fait une réservation, j’ai dû attendre 2 mois pour avoir une table. Je suis allée dîner, et puis, c’est très simple, j’ai tout oublié.
Non pas qu’il se soit passé des choses fantastiques et extraordinaires dans ma vie, non, j’ai tout simplement oublié l’expérience, le décor, le service, les vins, la bouffe. Rien ne m’a marquée. J’ai relu mes notes, et même là, j’ai eu du mal à me souvenir. Ah, si des langoustines, servies avec trois petits morceaux de poulet, insipides, le poulet trop cuit, et puis, qui a envie de manger du poulet quand on a commandé des langoustines. Je ne me souviens plus du plat principal, et je devais tellement m’ennuyer que je ne l’ai même pas noté. Le dessert, le soufflé à l’abricot était presque mémorable. Je me souviens simplement que le dîner n’était pas désagréable.
Le vin était pas mal, et le champagne plutôt bon. La déco de la salle de restaurant sans fenêtre, située tout au fond, derrière d’épaisses doubles portes est terne, beige, feutrée, dans le genre blafard. Tout autour, des tables occupées par des business people en célébration boursière, des Japonais perdus et des couples baillant poliment. Mêmes les clients avaient l’air chiants. Rien n’était mauvais, le service était bon, la sélection de pain comme il faut, « madam, tonight, we have ciabatta rolls, baguette or 7 grains organic, blah blah » Bref, tout ce qu’il faut pour un établissement de ce genre y était. Le porc venait du Berkshire, les épinards organics de New Jersey, et les œufs ont été pondus par des poules heureuses qui ont couru sur leurs deux petites pattes et qui ont gratté le sol pour y dénicher des vers (c’est ça la signification de organic eggs). Tout était insipide.
Je ne sais pas quel est l’équivalent culinaire de F—k you, mais il faudrait que Gordon Ramsay épice sa cuisine autant qu’il épice son langage.
15 janvier 2007
Buy Buy les huitres
Mireille Giuliano écrit dans son dernier bouquin French Women for all Seasons (ed Knopf), que la France produit 200 variétés d’huîtres différentes. Pas sûre d’avoir eu le plaisir de toutes les goûter, mais les Etats-Unis ne sont pas en reste. Avec près de 20.000 kilomètres de littoral, on trouve des huîtres pour tous les goûts. Il fut un temps, les quelques restaurants new-yorkais qui se risquaient à servir des huîtres, rinçaient les mollusques sous l’eau du robinet avant de les servir ! Thank God, la nouvelle génération foodie est passée par là, et on trouve maintenant huître à son palet, comme stilletto à son pied.
Comme en France, la principale distinction vient de la région où les huîtres ont produites. Les East Coast sont salées (briny). Elles ont un goût marin prononcé (les américains trouvent d’ailleurs ce goût souvent trop marqué), et un arrière-goût presque métallique. Elles ont généralement une texture qui ressemble à leur goût, légère, fraîche, et charnue. Ce sont les variétés qui ressemblent le plus à nos huîtres françaises, Marennes, Belons, etc. Les West Coast sont très différentes. Elles sont généralement laiteuses. A l’exception des minuscules (et succulentes) Kumamoto, elles sont beaucoup plus grosses que leurs cousines de la côte est. Les Américains les préfèrent car ils trouvent leur goût moins fort. Par exemple, Blue Water Grill, le restaurant de Union Square, les classe généralement dans la catégorie des huîtres pour débutants (Oui, Blue Water Grill classe ses huîtres selon les catégories pour débutants et pour confirmés !). Généralement ce sont celles qui donnent des haut le cœur à ceux qui ont appris à manger leurs huîtres en Europe, parce que justement trop elles sont très crémeuses/laiteuses.
A New York, le concept de la douzaine n’existe pas. On commande ses huîtres à l’unité. Tout le fun, c’est justement de panacher. Rien de tel que de déguster un mixte de Beau Soleil, Kumamoto, Malpeque et Cotuit. Parmi les différences culturelles auxquelles on a du mal à se faire, la mignonnette de ketchup aromatisé au raifort et l’absence de pain de seigle. A part ça, comme on dit ici, enjoy !
Nos préférées : Côte Est : Blue Point, Malpeque, Pemaquid, Cotuit, Wellfleet, Moonstones et Beau Soleil. Côte Ouest : Kumamoto, Skookum, Fanny Bay, Penn Cove, et Pearl Point.
Nos restaus favoris pour les fringales ostréofiles : Oyster Bar : Dans la gare de Grand Central Terminal, les voûtes carrelées sont superbes. La meilleure sélection de New York et une fraîcheur évidemment parfaite. Grand Central Terminal 89 E. 42nd St., New York, NY 10017 (angle Vanderbilt Ave.) PLAN Tel : 212 490-6650
Blue Water Grill : Bonne sélection, différente chaque jour, selon les arrivages. 31 Union Square West, New York, NY 10003 (angle 16th St.) PLAN Tel : 212-675-9500
BLT Fish : Très bonne sélection. Et ils servent du muscadet au verre, une rareté à New York. 21 W. 17th St., New York, NY 10011 (entre 5th & 6th Aves.) PLAN Tel : 212-691-8888
Mary’s Fish Camp : Quand une envie soudaine de se retrouver dans le Maine se fait sentir et que l’hélico n’est pas disponible et que 5 heures de route ne sont pas vraiment une option… 64 Charles St., New York, NY 10014 (Angle W. 4th St.) PLAN Tel : 646-486-2185
Shaffer City Oyster Bar and Grill : parfait pour un quick oyster fix au bar. Moins connu que les autres, vous aurez plus de chance d’avoir une place sans attendre 45 minutes, sans faire de compromis sur la qualité. 5 West 21st Street, (entre 5th & 6th Aves.) PLAN Tel : 212-255-9827
Leçon d’anglais Pour être parfaitement précis, on ne dit pas to open an oyster, mais to shuck an oyster. Pour avoir l’air mois bête, oyster mushroom, est une variété de champignon et pas d’huître, quant au Rocky Mountain oyster, il n’a jamais vu le moindre océan. C’est le nom donné aux testicules de taureau grillés. Bon appétit.
20 octobre 2006
Am Stram GrrrrrrrRam-say
A croire qu’il y a une pénurie de restaurants à New York. Gordon Ramsay, le superstar-chef-British, s'apprête à faire ses débuts sur la scène New-Yorkaise. C’est lui qui pilote - à distance - les fourneaux de quelques uns des restaurants très chics de Londres (Pétrus, Restaurant Gordon Ramsay, La Noisette). Opening night à New York, prévue le 16 novembre. Qu’à cela ne tienne, un mois à l’avance, Ramsay ouvre le cahier de réservations. Au téléphone hier, la jeune femme à l’accent impeccablement posh m’explique que « soooory Madam’, le restaurant est fully booked jusqu'à Noël ».
« Mais il n’est même pas encore ouvert! », je m’exclame. Oh, yes, elle sait, mais elle peut me mettre sur liste d’attente. L'endroit est tellement couru qu'il parait que certains revendent leur réservation au marché noir. J’ai dit non à la liste d’attente. Tant pis, à la place j’irai chez Robuchon.
17 octobre 2006
Del Posto et la psychanalise
My, oh my, mes chères pintades, New York est en ce moment l’épicentre d’un phénomène qui nous laisse, oiselles que nous sommes, absolument chancelantes. J’explique : New York depuis 5 ans s’est décrétée capitale mondiale de la bonne bouffe, toutes les bouffes, surtout les plus exotiques, (foie gras au coulis de mangue chez Jean George, etc.). Mais c’est Mario Batali qui vient d’établir un nouveau record. Le débonnaire chef d’origine italienne nous perplexifie avec un plat qui va envoyer toutes les pintades qui y goûtent pour 10 ans d’analyse : des spaghettis aux foies de volaille, et aux testicules de canard, le tout évidemment saupoudré de truffes noires. C’est gastronomique, hautement éducatif, car on ne savait pas que les canards en avaient et finalement pas mauvais du tout. C’est promis, j’en parlerai à ma psy…
85 Tenth Ave., entre 15th et 16th Sts.
212-497-8090




